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 Du porto à la Fossoyeuse

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Brokenail

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MessageSujet: Du porto à la Fossoyeuse   Mar 20 Mar - 16:01

La Fossoyeuse, Undercity.

Les commissaires-priseurs hurlent leurs prix, les banquiers claquent les portes des coffres, les pas des abominations qui patrouillent le long du canal font sursauter les pavés. Chacun ici a un écho bien à lui qui ricoche à l’infini sur les parois suintantes d’humidité de notre refuge souterrain.
Pour cette visite là, le mien c’est schling clac schling clac. Une caisse de bouteilles de porto, une armure en plaque qui cliquètent à chacun de mes mouvements.

« - D’accord, pauvre sac d’os. Voyons ce que vous avez dans le ventre ! Frappez votre adversaire et n’arrêtez pas avant que je vous le dise ! »

Ce bon vieux Sergent Houser. Il me fait un clin d’oeil, revient à ses apprentis guerriers.

« - Mais c’est quoi, ça ? Un combat ? Vous rigolez ! Les dieux savent peut-être ce que vous faites, mais pas moi ! »

Toujours le même de stock de répliques. Comment est-ce que j’ai pu courber la tête en les entendant ? Maintenant, je dois détourner les yeux pour ne pas qu’Houser me voit pouffer de rire.

Et puis il y avait Rutger. L’autre sergent. Je ne l’avais jamais entendu parler avant de revenir de la Croisée avec une caisse de bières. Je me souviendrais toujours des premières paroles qu’il m’a adressées. Pas parce que j’ai une bonne mémoire, mais parce qu’il me les répètera à chaque fois que je débarquerai avec une caisse d’alcool entre les mains.

« - Faut mettre ça au frais, Broke »

Je l’observe déplier son filet, glisser machinalement les bouteilles dedans, et le jeter au fond de l’eau verdâtre depuis le pont qui enjambe le canal.

« - Ce sera tout pour aujourd’hui, tas de criquets ! Mais va falloir cogner un peu mieux que ça demain si vous voulez pas vous retrouver intendant aux étoffes ! »

Les jeune soldats se laissent tomber au sol dès qu’Houser leur tourne le dos pour nous rejoindre.

« - Ca me fait plaisir de te revoir, Broke

Il essuie le goulot de la bouteille qu’Houser lui tend, s’envoie une lampée de porto, et m’observe avec un petit sourire de fierté. Ses yeux brillants détaillent chacune des pièces de mon armure, mes armes, mon tabard.

« - Le clan Ginnalka, hein ? Le clan d’Ofe ?
- Ose…
- Oui, Ose… C’est bien que tu te sois trouvé un groupe

Je lui parle un peu du clan. De Séléna, d’Hiro, de Sanka, de Pathie, de ce troll qu’on a surnommé le coiffeur, de tous les autres. Je déborde de fierté.
Il se marre, mais c’est ce que lorsque je lui parle des techniques de combat orc, auxquelles Krazor, l’autre guerrier du clan, m’a initiée, que son regard s’allume.

- C’est pour intimider l’ennemi qu’ils braillent tout le temps ? T’entends, ça, Rutger ?

Rutger hoche la tête, sans décrocher le regard du bouchon de porto qu’il vient d’envoyer dans l’eau croupie.

- Intimider l’ennemi… Moi je m’étais dit qu’ils avaient une burne coincée dans leur armure… »

Eclat de rire, et puis, un silence au milieu du brouhaha de la ville. Je commence à comprendre d’où me vient mon humour graveleux.

« - Sergent ?
- Broke ?
- On m’a demandé de rejoindre les troupes qui combattent à Alterac…

Houser m’envoie une grande claque sur l’épaule.

- Mon salaud ! Alterac ! T’entends ça, Rutger ? Broke va à Alterac !

Il m’agrippe par les oreilles, m’agite la caboche dans tous les sens en éclatant de rire.

- On envoie que les meilleurs guerriers à Alterac ! Tu sais ce que ça veut dire ? Que j’ai formé un des meilleurs guerriers de toute la horde ! Mon bersek ! Mon salaud ! Ah le goret, ah le goret !

Mon visage passe du gris terne au gris pâle. On rougit comme on peut quand on est un cadavre.

- Broke, je suis fier de toi ! Je compte sur toi pour montrer à tout ces gros plein de mana ce qu’on vaut, nous autre.
- Justement…

Il fronce ce qu'il lui reste de sourcils

- J’ai pas mal bourlingué depuis que je vous ai quitté, Sergent. J’ai affronté des gnomes, des démons, des mauvaises herbes maléfiques, des dragons, même des écureuils enragés… Et quand j’étais seul, si ça tournait mal, bah, je me tirais en courant

Il plisse le nez en m’entendant parler de fuite, mais me laisse continuer.

- Mais depuis quelques temps, je me suis essayé au combat en groupe… Avec des prêtres, des démonistes, et tout ces trucs là… Et…
- Ils s’arrêtent toutes les trentes secondes pour picoler ?
- Ouais, ya ça… mais… moi quand je vois un ennemi, je lui fonce dessus et je le cogne… Mais eux, ce qui me disent… ce que je suis pas là pour donner des coups, juste pour en prendre à leur place…
- Fok tagro, marmonne soudain Rutger
- Quoi ?
- Fok tagro… répète Houser, c’est le cri de ces gars-là. Ca veut dire ça, prends toi les baffes à notre place, guerrier.

Il m’attrape à nouveau l’oreille, plus doucement cette fois-ci.

- Je sais que t’aimes pas entrer dans les cases, Broke. Je l’ai su dès que je t’ai vu débarquer avec ton épée rouillée. Quand tous les autres apprenaient à forger pour se faire leurs propres armures, toi, t’apprenais à dépecer. Tu te souviens, Rutger ?

Le vieux sergent secoue la tête en riant, le regard dans le vague. J’imagine qu’il revoit un jeune réprouvé en loque qui tenait son arme comme un balais.

- On m’a parlé aussi d’un guerrier réprouvé qui portait les couleurs des Ginnalka, et qui passait plus de temps à sauver les allianceux qu’à les combattre. Ca m’avait étonné, mais je comprends mieux maintenant… Ecoute, Broke, tu crois qu’on te rabaisse au rang d’outils. Que t’es juste bon à prendre les coups à la place des autres. Faut pas voir les choses comme ça. Ce que tu fais, aucun de ces pisse-magie serait capable de le faire. Sans toi, ils tiendraient pas deux secondes. Si t’es qu’une pièce de la machine, t’es une pièce maîtresse, mon ami. Tu comprends ça ?

Je hoche la tête. Houser me fait un clin d’œil, repend son souffle avant de se lancer à nouveau.

- Mais ces baffes, faut que tu les prennes pour une cause qui te plaît. C’est ça que nous a offert Sylvannas. Le choix. Moi je crois ma place, elle est là, à former les guerriers. Regarde moi ce con de Rutger. De son vivant, c’était un des plus grands paladins. Il a participé à toutes les dernières guerres. Mais la seule chose qu’il veut faire maintenant, c’est rester derrière moi, à rien dire… et à coller ses crottes de nez sur sa masse

Rutger ricane bêtement, jette sa bouteille vide dans le canal.

- Broke, si tu crois qu’Alterac est une bataille qui en vaut la peine, vas-y. Sinon, trouve toi autre chose à faire. Si tu veux venir t’asseoir à côté de Rutger, tu peux aussi. Fixe-toi un but.

Nouveau silence. Je sens qu’Houser se demande s’il a été clair.

- Faut que je te laisse, Broke. J’ai un cours à donner. Merci pour le porto. Tu sais que tu peux repasser quand tu veux.

Ses phalanges me tapotent le crâne, et il file vers les élèves Rutger sur les talons.

- Sergent ?

Il se retourne, sourcils froncés.

- Merci »

Il me fait un sourire, referme son visage alors qu’il se tourne vers les jeunes guerriers qui l’attendent en aiguisant leurs lames.

« - D’accord, pauvre sac d’os. Voyons ce que vous avez dans le ventre ! Frappez votre adversaire et n’arrêtez pas avant que je vous le dise ! »

Sur le zepplin qui me ramène à Orgri, je réfléchis à ses paroles.
On survole le nid des harpies, je vise, jette ma bouteille de porto vide, me marre en entendant l’emplumée hurler des insultes.

Séléna est devant la banque, en train d’essayer de convaincre une prêtresse réprouvé de rejoindre le clan.

« - Non, désolé, j’aime pas trop le tabard… Mais dites bonjour à Ofe pour moi… »

Ma belle trollete soupire d’agacement, sourit en me voyant arriver.

« - Eh Broke, regarde ce que j’ai trouvé !

Elle sort un long manche de son sac, me le jette. Un vieux balais à crottin.

- Sacré Wawa… tu le tiens comme une épée…

Je lève un regard brouillé de larmes vers elle. Tout me revient en pleine face. L’écurie, les hommes d’armes, ma mère, les chatons, le fléau. Les éclairs de douleur alors que je m’arrachais les ongles.

- Broke, ça va ?

Et la première fois que j’arrivais à décapiter mon mannequin d’entraînement. Séléna se détend quand je glousse de bonheur.
Entre les larmes et le rire, cherchez l’arc en ciel de mes émotions.

- Séléna, je crois que j’ai trouvé un but pour les Ginnalka… »
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Hiroyuki
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MessageSujet: Re: Du porto à la Fossoyeuse   Jeu 22 Mar - 10:50

Très jolie chronique Smile faudra qu'on fasse un Alterac un de ces Wink
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Brokenail

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MessageSujet: Re: Du porto à la Fossoyeuse   Lun 26 Mar - 0:31

Les yeux du vieux tauren s’ouvrent enfin. Je commençais à me demander s’il ne s’était pas endormi.

« - Séléna, dit Ose, d’une voix grave, j’ai bien compris ce que tu essayais de me dire. Je crois que tu as raison, cette guilde a besoin de changement.

La jeune troll me fait un petit signe discret, c’est dans la poche.

- Une nouvelle direction, un nouveau sens…

Il pousse un interminable soupir, ses gros yeux bovins passent de moi à Séléna, de Séléna à moi.

- Bleu…

Son sourire se fane lorsqu’il voit qu’on ne comprend pas de quoi il parle.

- Avec une croix blanche, bien sûr…

Ne pas penser du mal du chef, ne pas penser de mal du chef, ne pas penser de mal du chef, ne pas penser de mal du chef, même si c’est un vieux ramolli du bulbe. On entend plus que le bourdonnement des mouches et le claquement de sa queue.

- Ose, commence prudemment Séléna, on pensait à autre chose que changer le tabard…
- Ah ? Comme quoi, par exemple ?
- Comme utiliser le potentiel des Ginnalka pour une cause qui en vaille la peine… Broke, raconte lui…

Je commence à bafouiller mon histoire. Ca sortait facilement avec Séléna, mais j’ai du mal avec Ose.
Il y a deux mois…
Mes pieds font plic ploc dans l’eau salée au large de Strongelronce.
À la lueur de la pleine lune, je distingue les corps des pirates assoupis sur la plage, et leurs bouteilles de rhum vide. Ils tiennent une bonne cuite, je ne devrais pas voir de problème avec eux.
Froush, Froush, j’arrête de battre des pieds, et je me laisse porter par les vagues sur le sable fin. Je rampe lentement jusqu’au campement, sans faire de bruit, en slalomant entre les gerbes de vomi des soudards, tend la main vers les documents secrets qu’ils ont étudiés toute la journée.
Un pirate pousse un grognement dans son sommeil, je m’immobilise, les doigts sur le précieux parchemin. Fausse alerte.
Demi tour, sur la pointe des pieds, je me rapproche de la mer.
Comme sur des roulettes, Broke, comme sur des roulettes.
Je nage, la tête bien tendue en l’air, pour ne pas mouiller les plans que je sers fermement entre mes dents. J’en tirerais un bon prix, à Baie du butin.
Je jette un dernier coup d’œil vers le camp, pour m’assurer que tout est tranquille, et c’est là que je les vois débouler…
Deux petits gnomes qui se poursuivent en piaillant. Des gloussements d’enfants excités. Ces petits crétins courent tout droit vers les pirates…
Et… ils sont nus…
Cons d’amoureux…
Je reste là à battre des pieds pour garder la tête à la surface.
Ils font demi tour. Le garçon fait un bond en avant, attrape la fille. Ils roulent sur le sable, s’embrassent. Je me fais l’effet d’un pervers à les surveiller d’ici.
Faites qu’ils finissent vite, et qu’ils se tirent d’ici. Avant qu’ils ne réveillent les…
Les pirates.
L’un d’entre eux se relève sur les coudes, tourne la tête vers les gnomes. Il se rapproche d’un deuxième, l’agite pour le tirer de son sommeil.
Et les gnomes qui poussent toujours leurs roucoulements amoureux… Moi, comme un con, je garde la tête hors de l’eau, agité par les vagues. Je vois les deux pirates ramper dans le sable, et je me demande si j’avais l’air aussi ridicule qu’eux tout à l’heure.
J’peux pas empêcher Broke de vouloir jouer au héros. J’peux tout juste lui conseiller de trancher le plus silencieusement possible les deux gorges. Je n’ai pris qu’une dague avec moi, pour pouvoir nager rapidement. Je n’ai que mon tabard sur moi. Si ça tourne au combat, je n’aurais pas d’armure pour protéger ma dépouille. Encore heureux que ma pudeur m’ait empêché de partir à poil.
Magne toi, Broke, il ne sont plus qu’à dix mètres des petites fesses du gnomes qui montent et descendent au même rythme que les vagues.
Je vois les armes des pirates. Des matraques. Ils veulent juste les assommer. Pour les revendre comme esclave sûrement. Saloperie de pirates édentés.
Le gnome s’immobilise. Il a finit ? Ou bien est-ce qu’il a entendu un truc ? Les pirates ne prennent pas le temps de se poser la question, ils foncent.
Moi aussi.

Ma dague passe en sifflant entre les deux pirates. J’ai jamais été doué pour le lancer… Ils se retournent, voient un cadavre sans arme, au tabard couvert de sable mouillé, un parchemin en travers des dents.
Ils auraient sûrement ricané si deux gros démons ne s’étaient pas jetés sur eux. Des démons dans le genre bleus, costauds, et qui vous transforment deux pirates en taches rouges sur le sable en moins d’une minute.
Derrière eux, les gnomes m’observent en plissant leurs petits yeux, les mains sur les parties les plus compromettantes de leurs nudités, rappellent leurs démons. Le gnome fait un petit mouvement de tête dans ma direction, comme s’il voulait me remercier et…

- Tu veux qu’on sauve des gnomes ?

Le gros tauren fouette l’air avec sa queue en grinçant des mâchoires. J’ai toujours tendance à en faire trois tonnes quand je raconte mes aventures. Séléna me fait signe d’abréger.

- Non, Ose, c’est après que… Bref, les deux gnomes se tirent, le cul à l’air, et moi, je retourne à Baie du butin, je revends les plans des pirates, et je vais me boire une bière à la taverne, quand là, y’a une elfe de sang qui s’approche de moi et qui me dit :

- J’ai vu ce que vous avez fait sur la plage

J’ai récupéré mes fringues et mes armes, et c’est sur la poignée de ma hache que se posent mes doigts lorsque j’entends sa voix. Ca me rend rarement populaire de sauver des alliés.
Elle me fait un sourire, je me détends un peu en la voyant s’installer à ma table.

- J’ai entendu parler de vous, Brokenail. Le cadavre qui aime la vie. Très touchant.
- Comment vous connaissez mon nom ?
- Il est écrit au-dessus de votre tête

Elle rigole lorsque je lève les yeux vers le plafond.

- Touchant, c’est peut-être pas le mot… Ecoutez, Brokenail, j’ai pas beaucoup de temps, alors je vais faire vite. Je travaille pour un groupe qui est bien au dessus de cette guerre qui oppose la horde à l’alliance. L’ennemi contre lequel nous luttons ne fera pas la différence entre les deux camps. Son ennemi, c’est la vie. Et ceux qui essayent d’en avoir une, comme vous autres, les réprouvés.

- Vous parlez de la légion ardente ?

- Entre autres. Je sais que vous combattez pour la vie. Et on a toujours du boulot pour les gens comme vous. Si ça vous intéresse, un jour, dites le juste à un des maîtres des coursiers des vents. N’importe lequel, n’importe où. Ca remontera jusqu’à nous.
- C’est qui « vous » exactement ?
- Des tas de gens… Eh, c’est quoi, ça, là-bas ?

Je jette un coup d’œil par dessus mon épaule, et je ne vois rien de particulier. Juste un orc et un nain qui se font des grimaces.

- De quoi ?

Lorsque je me retourne, elle n’est plus là. Je la cherche dans le bar, mais…

- L’orc qui faisait des grimaces, c’était pas Hiroyuki ?
- Gné ?
- L’orc, me répète Ose, c’était pas Hiroyuki ?

Ne pas penser de mal du chef, ne pas penser de mal du…

- Non. C’était un orc que je connaissais pas.
- T’es sûr que c’était Hiro ? Parce que je connais pas beaucoup d’orcs qui font des grimaces aux nains…

Je commence à perdre patience, heureusement que Séléna intervient.

- Ose, et si on essayait d’en savoir plus sur eux…
- Sur les orcs qui font des grimaces ?
- Non… sur les gens pour qui cette elfe travaille… Peut-être que… c’est une cause qui en vaut la peine.

Ose fait un signe rapide de la main, si vous voulez, si vous voulez. Séléna me fait un sourire, me dit de la suivre.

- Merci, Ose »

On s’éloigne rapidement. Je me dis qu’il était temps. Il commence à me taper sur les nerfs, le gros tauren.

« - Séléna ?

Qu’est-ce qu’il va encore nous sortir ?

- Par contre, je ne veux pas que ça mette en danger la vie de mes petits gars du Ginnalka. Compris ? »

Le maîtres des coursiers du vent de Orgrimmar. Séléna m’observe de loin, alors que je m’en approche d’un pas hésitant. Et si l’elfette s’était moquée de moi…
Le gros orc gratouille une de ses bestioles sous le menton, la fait ronronner comme le plus inoffensif des petits chaton. Il grogne en me voyant approcher.

« - Où veux-tu aller, guerrier ?
- Hum…
Il hausse les sourcils.
- Un Gorro ?
- Non, c’est plutôt… pour un travail… on m’a dit que si ça m’intéressait, je devais dire à un…

Il me fait un sourire, lève un doigt pour me faire taire.

- Et ça vous intéresse ? me murmure-t-il en se penchant vers moi
- Moi et mon clan, oui…

Il jette un coup d’œil à Séléna, par dessus mon épaule, hoche la tête quelques secondes.

- Attends moi là, Brokenail
- Comment vous connaissez mon…

Il marmonne un truc à l’oreille de l’un de ses lions ailés, et le fait décoller d’une bonne tape sur l’arrière train.
Séléna me fait des signes. Alors ? J’écarte les bras, l’air con. J’en sais rien

- Brokenail ?
- Oui ?
- Avant-poste de bois brisé, dans cinq jours »
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